Sauvez votre usine


Combien d'emplois réussirez-vous à préserver ?


[{bg3.jpg}] {{gauche}} Un nouveau directeur a été nommé à la tête de l'entreprise pour la "redresser". Mais la crise de 2008 est passée par là et vous voyez bien que le carnet de commandes s'amincit de jour en jour. Vous n'êtes plus que 177 salariés sur votre site. Pour combien de temps encore? [[Poursuivre|dimanche soir]] [{bg5.jpg}] {{gauche}} C'est Vincent Delarue, du quotidien de la ville, croisé à plusieurs reprises dans des manifestations. Son journal annoncera la cessation d'activité de Lejabot demain dans ses pages. Abasourdie, vous apprenez que l'entreprise va stopper la production car son propriétaire, le fonds de pension américain, l'a laissée couler pour mieux s'en débarrasser. C'est la fin pour Lejabot et ses salariés. Vincent tenait à vous le dire. Vous prévenez immédiatement vos collègues représentants du personnel. Un réflexe payant : vous gagnez en crédibilité auprès de vos collègues. Mais ce n'est qu'un début. Dès lundi matin, il faudra se mettre en ordre de bataille pour limiter la casse sociale.[[Poursuivre|début des négociations]] [{bg6.jpg}] {{gauche}} La nuit a été calme. Mais ce matin, c'est la douche froide. Vous découvrez en arrivant à l'usine, dans le journal, que Lejabot est en cessation d'activité. Le fonds de pension vous a abandonnés, la production va être stoppée. C'est la fin pour vous et tous vos collègues. Le coup de fil d'hier était de Vincent Delarue, journaliste. C'est lui qui a signé l'article. Il a essayé de vous prévenir... [[Poursuivre|début des négociations]] [{bg7.jpg}] {{gauche}} Un PSE, un plan de sauvegarde de l'emploi, va donc être appliqué dans votre entreprise. Vous êtes novice en la matière mais votre centrale syndicale vous a transmis ce document pour comprendre le processus, long et fastidieux, d'un tel plan. [[Suivant|Vos objectifs]] [{bg05.jpg}] {{gauche}} Vous avez donc besoin de capter l'attention des médias. Vous pouvez appeler Vincent Delarue. C'est un journaliste local, mais c'est un début. A moins que vous ne tentiez de joindre les grandes chaînes d'infos en continu... [[Appeler Vincent|Appeler Vincent]] [[Chercher à joindre BFM|BFM]][{bg10.jpg}] {{droite}} Malgré vos efforts, votre première journée de grève ne remporte pas un franc succès. Vous avez peut-être démarré trop fort pour certains salariés qui ne sont pas habitués à mener ce genre d'action. [[Suivant|invitation directeur]] [{bg13.jpg}] {{gauche}} Vos collègues prennent très mal cet entretien et perdent confiance en vous. Dépitée, vous appelez votre vieil ami syndicaliste CGT, Raymond Vacheron. Celui-ci vous sermonne : "Le syndicaliste institutionnel qui passe sa vie dans le bureau des patrons n'arrivera jamais à convaincre les salariés!" À l'usine, des délégués syndicaux proposent des actions plus radicales. Vous pouvez les rejoindre dans leurs actions ou appeler à une nouvelle grève. [[Faire une nouvelle grève|voie de la négociation]] [[Écouter vos collègues|ne pas être écarté]][{bg14.jpg}] {{gauche}} Votre rôle est de défendre les salariés, pas de copiner avec les patrons. Vous gagnez encore davantage le respect de vos pairs. Mais les salariés commencent à être fatigués par la grève qui ne mène à rien : la direction a les moyens de tenir, surtout quand son but est de fermer l'usine... Que faire? Lancer une grande manifestation ou opter pour la radicalisation? Votre choix sera décisif... [[Organiser une manifestation|grande manif]] [[Se radicaliser|aller plus loin]][{bg14.jpg}] {{gauche}} Les salariés sont déçus par vos décisions. Ils ne vous suivent pas et votre journée de grève passe inaperçue. Vous n'avez plus aucun soutien. Les autres délégués syndicaux ne vous écoutent plus et ont repris les rênes de la négociation. La direction vous propose de vous mettre en retrait en échange de conditions de départ favorables pour vous et ceux qui vous suivront dans cette voie. [[Accepter|Vous acceptez]] [[Refuser|Vous refusez]] [{bg15.jpg}] {{gauche}} Décidément, vous n'êtes pas très combative ! Vous partez avec votre chèque. L'usine ferme deux mois après votre départ. Vos anciens collègues sont licenciés et n'ont que très peu de chances de retrouver du travail. Vos actions individualistes ont fait échouer les négociations car vous avez contribué à diviser les salariés et leurs représentants. C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi. [{bg16.jpg}] {{gauche}} Vous êtes outrée. Vous réunissez vos collègues et leur racontez toute l'histoire. La prochaine réunion arrive, vous avez deux options : La radicalisation ou la non-violence. Que faites-vous? [[Prendre le directeur en otage|directeur en otage]] [[Occuper pacifiquement l'usine|Vous ne croyez pas en l'action violente, vous décidez l'occupation de l'usine]][{bg25.jpg}] {{droite}} Tous les médias accourent pour relayer votre action. Mais vous n'avez pas assez mobilisé l'opinion publique en amont. Celle-ci vous découvre comme des preneurs d'otages féroces plutôt que comme de sympathiques employés au comble du désespoir. C'est l'incompréhension. Votre lutte s'essouffle, les salariés sont à bout. Nombreux se désolidarisent et se résignent à la fin de Lejabot. Solution : libérer le directeur et reprendre les négociations ou garder le contrôle des opérations en menaçant de faire sauter l'usine. [[Libérer le directeur|Libération]] [[Menacer de faire sauter l'usine|Coûte que coûte]][{bg17.jpg}] {{droite}} Vous la jouez à la sauce 1936 avec musique et cuisine pour tous. Les médias régionaux sont au rendez-vous et au bout de trois jours, le maire, un proche du député, vient vous rendre visite. Vos collègues vous félicitent pour votre idée. Vous avez le choix entre la recherche d'un soutien politique via les médias ou l'organisation d'un sitting devant le siège social de l'entreprise pour poursuivre votre action de terrain. Quelle solution vous semble la plus pertinente?[[Chercher un soutien politique|politiques trop tôt]] [[Faire un sitting|sitting]][{bg19.jpg}] {{droite}} En attirant l'attention des médias et en mettant l'opinion publique de votre côté, vous avez réussi à mobiliser les décideurs politiques pour vous aider. Malgré un début difficile, vous avez aussi réussi à rallier les salariés pour organiser un mouvement solidaire. Vous prenez rendez-vous avec le maire. Vous tombez bien : l'élu cherche une action symbolique pour se faire réélire. Vous devenez un enjeu de campagne électorale. Le député, également acquis à votre cause, trouve un repreneur, validé par la justice : votre usine va être reconvertie pour coudre des portefeuilles en cuir de luxe. Bravo, vous avez sauvé 90 emplois sur 177. [{bg29.jpg}] {{droite}} L'idée prend. Vous faites une grève de la faim symbolique, sur une journée. Assez pour voir les médias locaux accourir. Vous soignez l'événement : musiques, chants et solidarité... Les salariés se relaient pour garder le contrôle des locaux et soutenir ceux qui font la grève de la faim. Certaines employées se découvrent des talents pour la chorale et inventent "l'hymne du slip". Le maire vous rend visite et vous soutient publiquement. Mais ce n'est pas suffisant pour faire plier la direction. Les plus radicaux vous pressent. Vous avez le choix : organiser une autre manifestation pour continuer sereinement le mouvement ou vous radicaliser en prenant le directeur en otage.[[Manifester|manif4]] [[Se radicaliser|otages1]][{bg13.jpg}] {{gauche}} Vous téléphonez à Vincent Delarue pour le prévenir. Il sera là et transmettra l'information à ses amis journalistes. Il est essentiel de vous faire bien voir, et d'attirer l'attention d'un maximum de monde. Vous appelez votre ami Raymond Vacheron dans la foulée. Lui a des années de syndicalisme à son actif. Il vous donne ce conseil : "Soigne ta manif, mets de la couleur, gardez vos blouses de travail. On est dans une société d’images. Il faut donc produire de l’image pour être crédible". [[Poursuivre|manif récit]][{bg38.jpg}] {{droite}} Vous avez compris qu'empêcher la fermeture de l'usine est, à ce stade, impossible. Mais vous pouvez pousser la direction à aller beaucoup plus loin dans les indemnités de départ. Peut-être parviendrez-vous à arracher une prime supra-légale, soit une somme en plus du minimum légal que les partenaire sociaux peuvent négocier. Deux stratégies s'offrent à vous. Vous pouvez poursuivre la négociation avec la direction en lui faisant une proposition. Ou bien jouer le bluff et lui faire croire que vous continuez la lutte pour la forcer à faire un geste. [[Faire une proposition|proposition à la direction]] [[Jouer le bluff|faire semblant]] [{bg26.jpg}] {{gauche}} Rendez-vous dans le bureau du patron. La direction vous annonce qu'elle n'a rien à gagner dans un conflit qui dure. Mais ce qu'elle vous propose est en dessous de ce que vous espérez. C'en est trop! Vous décidez de reprendre le combat mais hésitez entre deux actions : l'organisation d'une nouvelle manifestation ou l'occupation pure et simple de l'usine. Verdict? [[Manifester à nouveau|nouvelle manifestation]] [[Occuper l'usine|occupation 1936]] [{bg63.jpg}] {{gauche}} Votre direction est aussi pressée par le temps. Elle vous propose un plan de départ plus avantageux que prévu pour éviter d'engager un bras de fer trop long. Mais pas encore suffisant à votre goût. Il va falloir se battre encore. Vous pouvez décider d'une occupation de l'usine ou changer de stratégie en faisant appel aux élus locaux, qui pourraient être de potentiels soutiens. Que choisissez-vous? [[Occuper l'usine|occupation 1936]] [[Faire appel aux élus|appeler les élus]][{bg45.jpg}] {{gauche}} Vous organisez un barbecue géant et une cagnotte sur internet pour récolter des fonds. Grâce à la médiatisation de votre situation et au soutien des responsables politiques, votre projet trouve un écho national. Vous récoltez une partie importante des fonds nécessaires grâce au crowdfunding. Les banques, encouragées par le ministre de l'Économie, finissent par vous suivre. Bravo, vous venez de lancer votre entreprise! Vous avez sauvé 30 emplois sur 177 et bien négocié les indemnités de licenciement de tous les salariés. Bon courage pour la suite, vous en aurez besoin.[{bg64.jpg}] {{gauche}} Vous prenez rendez-vous avec le maire qui dans le même temps rallie le député à votre cause. Il cherche un symbole pour se faire réélire et vous êtes la cible parfaite. D'autant que des élections législatives se profilent. Bien vu ! Nathalie Attia, conseillère en dialogue social qui s'intéresse à votre sort, vous félicite : "Mêler les politiques au combat, cela attire les repreneurs. En réalité, ce ne sont pas les élus qui vont pouvoir faire quelque chose juridiquement mais ils peuvent mobiliser des partenaires privés." Vous devenez un enjeu électoral et le symbole d'une cause nationale : voler au secours de l'industrie française. [[Poursuivre|fin confiance po]][{bg37.jpg}] {{droite}} Blocage des expéditions, occupation : vos actions sont fortes, mais non-violentes. Les journalistes accourent. C'est bien vu: attirer les caméras va vous aider à capter l'attention. Mais l'entreprise ne propose toujours aucun accord. Vous hésitez entre la poursuite des actions non-violentes et l'action "coup de poing" pour marquer les esprits. [[Action coup de poing|actions coup de poing]] [[Actions non-violentes|nouvelles actions non-violentes]][{bg80.jpg}] {{droite}} Les médias régionaux sont là pour couvrir votre manifestation. C'est un début, mais il faut poursuivre le mouvement. [[Vous bloquez l'usine|blocage usine1]][{bg51.jpg}] {{droite}} Personne ne vous connaît, vous manquez de contacts. Vos appels restent bloqués au standard et vos e-mails disparaissent aux milieu des centaines que les journalistes reçoivent tous les jours. La manifestation rencontre peu d'échos. Heureusement, Vincent Delarue est là. Mais vous l'avez vexé en ne l'appelant pas en priorité. C'est peut-être le moment de lui payer un verre pour vous faire pardonner. D'un autre côté, votre priorité est la poursuite du mouvement... Que décidez-vous? [[Payer un verre à Vincent|verre Vincent]] [[Se concentrer le mouvement|priorité au mouvement]][{bg20.jpg}] {{droite}} Vincent Delarue n'est pas rancunier. Au contraire, il veut vous aider. Il vous assure que pour faire pression sur la direction, vous devriez aller beaucoup plus loin... Par exemple, pourquoi ne pas lancer des rumeurs dans le journal sur le DRH et le directeur de l'usine? Vous hésitez. Vous pourriez aussi réfléchir à de nouvelles actions avec les salariés. [[Accepter les rumeurs|A la guerre]] [[Retourner auprès des salariés|pas de rumeurs]][{bg30.jpg}] {{gauche}} Horreur! Vous découvrez dans le journal un article vous concernant : vous auriez essayé de soudoyer Vincent pour qu'il écrive des mensonges... Il vous a trahi. Vous avez perdu toute crédibilité. Vos collègues ne vous écoutent plus et entendent reprendre eux-mêmes les rênes de la négociation. Qu'allez-vous faire? [[Reconnaître les faits face aux salariés|déclaration publique]] [[Nier en bloc|nier en bloc]][{bg32.jpg}] {{gauche}} Vous organisez l'occupation des ateliers et une opération de sitting pour bloquer les expéditions. La direction s'agace, les médias s'intéressent à vous. Les salariés le voient, ils sont motivés et de plus en plus solidaires. Continuez! Qu'allez-vous faire à présent? Mener une nouvelle manifestation ou continuer l'occupation de l'usine? [[Occuper l'usine|occupation non-violente]] [[Organiser une manifestation|manifestation 2]][{bg65.jpg}] {{droite}} Vous organisez une réunion syndicale de toute urgence. Il faut absolument attirer l'attention sur votre mouvement et rallier l'opinion publique à votre cause. L'atmosphère est explosive. Certains salariés commencent à s'organiser pour prendre des mesures... radicales. Vous devez garder le mouvement unifié. Qu'allez-vous faire? [[Décider l'occupation de l'usine|occupation usine1]] [[Proposer une grève|proposition grève]][{bg26.jpg}] {{gauche}} Vous avez mis la pression sur la direction en faisant des choix très radicaux. Vos actions ont attiré l'attention des médias et des responsables politiques. Mais en prenant ces décisions sans avoir expliqué au préalable votre lutte et votre situation à l'opinion publique, vous n'avez pas su vous attirer sa sympathie. Votre ami syndicaliste Raymond Vacheron vous avait pourtant prévenue : "Si une séquestration se substitue à la lutte, ça l'affaiblit. Jouer les brutes épaisses ne mène à rien." Vous arrachez une amélioration du PSE avec une prime de départ plus importante. Mais aucun repreneur ne se présente pour reprendre l'entreprise et sauver des emplois. C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg27.jpg}] {{gauche}} Vous mettez le feu aux stocks et installez des explosifs autour de l'usine. Vous êtes prête à tout pour sauver les emplois à Lejabot. [[Poursuivre|fin explosion]][{bg24.jpg}] {{droite}} Vos collègues sont très remontés. Vous organisez une nouvelle assemblée générale. Vous laissez un autre délégué syndical mener la discussion. Vous devez éviter la division à tout prix. Cinq de vos collègues proposent de faire une grève de la faim, mais peu de gens semblent prêts à les suivre. Vous proposez une occupation pacifique de l'usine pour accompagner l'action des quelques grévistes. D'autres veulent aller beaucoup plus loin, en prenant le directeur en otage. Le temps passe et ils veulent montrer aux grands patrons de quoi ils sont capables. Que faites-vous? [[Prendre le directeur en otage|directeur en otage]] [[Mener une grève de la faim|grève de la faim]][{bg70.jpg}] {{droite}} Vous organisez une réunion syndicale de toute urgence. Les salariés sont à bout et la direction fait la sourde oreille. Elle pense vous avoir à l'usure. Vous devez la faire plier! Plusieurs employés vous soufflent l'idée de prendre le directeur de le DRH en otage. D'autres suggèrent même de répandre de fausses rumeurs sur la direction pour la pousser à bout. Quelle stratégie vous semble la plus pertinente (ou la moins risquée)? [[Prendre le directeur en otage|prise d'otage]] [[Répandre des rumeurs|rumeurs fraude fiscale]][{bg43.jpg}] {{droite}} Vous bloquez l'usine. Vous invitez la presse à visiter les locaux et à rencontrer les salariés. Vous gagnez des points dans l'opinion publique. Les élus commencent à s'intéresser à vous. La visibilité est essentielle. L'unité de votre mouvement aussi : les salariés doivent être solidaires et agir ensemble. Vous contactez votre vieil ami syndicaliste Raymond Vacheron pour avoir ses conseils. Il confirme votre sentiment: "Il faut que l'écrasante majorité des salariés soit derrière toi, donner le goût de l'action! Il vaut mieux l'action ludique tous ensemble pour plaire aux caméras plutôt que l'action radicale d'un petit nombre." [[Poursuivre|poursuivre4]][{bg25.jpg}] {{gauche}} Les médias accourent. La violence est souvent mal perçue dans l'opinion publique. Toutefois, vous avez réussi à faire parler de vous avant de passer à une action radicale et votre popularité n'en est pas trop affectée. Vous plaidez le désespoir de cause devant les caméras. Réfléchissez bien à vos prochains mouvements. [[Poursuivre|police]][{bg52.jpg}] {{droite}} Vous la jouez à la sauce 1936 avec musique et cuisine pour tous. Les médias sont au rendez-vous et votre mobilisation vous attire la sympathie de l'opinion publique. Les élus de tous bords se ruent sur votre site. [[Poursuivre|suite occupation]][{bg32.jpg}] {{gauche}} La section textile de la CGT vous soutient. Cette nouvelle manifestation est beaucoup plus importante que la précédente et les médias vous suivent. Votre lutte ne passe pas inaperçue. Le maire, proche du ministre de l'Économie, vous propose un rendez-vous. Mais certains de vos collègues se méfient des belles promesses. Certains prêchent pour des actions beaucoup plus radicales, quitte à mentir. Êtes-vous prête à les suivre et à répandre de fausses rumeurs sur la direction? Ou préférez-vous vous fier aux politiques pour vous attirer leur soutien? [[Se fier aux politiques|politiques portefeuilles2]] [[Répandre des rumeurs|rumeurs loose]][{bg64.jpg}] {{droite}} Vous prenez rendez-vous avec le maire qui dans le même temps rallie le député à votre cause. Il cherche un symbole pour se faire réélire et vous êtes la cible parfaite. D'autant que des élections législatives se profilent. Le député utilise ses réseaux et fustige les propriétaires de votre usine, ainsi que l'inaction du gouvernement, dans les médias. De plus en plus de gens s'intéressent à vous, Lejabot devient un enjeu national. [[Poursuivre|fin appeler les élus]] [{bg39.jpg}] {{gauche}} Vous appelez le journaliste Vincent Delarue et lui donnez des "informations" erronnées : plusieurs salariés de l'entreprise auraient été harcelés et menacés, d'autres se seraient vu proposer de l'argent pour saboter le mouvement et accélérer la fermeture... [[Vous avez pris un risque...|fin rumeurs loose]][{bg27.jpg}] {{gauche}} Vous mettez le feu à une petite partie des stocks pour prouver que vous ne plaisantez pas. Vous vous époumonez devant les caméras. "Les patrons veulent que nous partions sans rien nous donner. Nous ne lâcherions rien non plus!" La menace est prise au sérieux et les élus locaux et nationaux s'emparent de l'affaire. Ils vous pressent, vous et la direction, de reprendre les négociations. [[Poursuivre|fin1]][{bg39.jpg}] {{gauche}} Vous avez besoin du soutien de l'opinion publique et pour ça, vous êtes prête à tout, y compris à mentir. A la guerre comme à la guerre! Vous appelez le journaliste Vincent Delarue et lui donnez des "informations" : plusieurs salariés de l'entreprise auraient été harcelés et menacés, et la direction aurait du souci à se faire si le fisc s'intéressait soudainement à ses membres... [[Suivant|Poursuivre]][{bg51.jpg}] {{gauche}} Vincent Delarue enquête, contacte des collègues... et se rend compte que vous lui avez vendu du vent. Il vous lâche. Le maire est mis au courant. Vous perdez tout soutien politique, médiatique et syndical. Le mensonge vous a fait perdre toute crédibilité. Aucun repreneur ne se présente et l'usine ferme. Vous avez sauvé 0 emploi. C'est un échec.[{bg61.jpg}] {{gauche}} Vos moyens s'épuisent, les salariés aussi. Les médias ne répondent pas tous présents. La date de la dernière réunion du comité d'entreprise approche et vous sentez que le PSE proposé par la direction a de grandes chances d'être homologué par l'administration. Un repreneur se présente et vous propose un plan un peu fou : s'associer avec une partie des salariés pour racheter l'usine et devenir une entreprise de fabrication de linge de maison en coton bio. Le pari est extrêmement risqué. Cela signifie mettre toutes vos forces dans la recherche de financements plutôt que de continuer à faire pression sur la direction. Mais c'est peut-être votre seule chance de sauver quelques emplois... [[Accepter le pari|Vous acceptez le pari]] [[Retourner à la négociation|discutions direction]][{bg63.jpg}] {{gauche}} Vous lancez une levée de fonds sur Internet. Mais vous n'avez pas réussi à attirer suffisamment l'attention des médias. Vous auriez peut-être dû chercher du soutien auprès des responsables politiques, d'autant que des élections municipales se profilent. Trop peu de gens répondent à vos appels et les banques refusent de croire en votre projet. C'est la fin. Vous n'obtenez qu'une prime de licenciement minimale. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg62.jpg}] {{gauche}} La direction vous fait une contre-proposition. Vous n'avez plus le temps de discuter... Le temps est écoulé, vous n'avez pas suffisamment mobilisé autour de vous. Vous auriez peut-être dû chercher du soutien auprès des responsables politiques, d'autant que des élections municipales se profilent. Vous obtenez une prime de licenciement minimale pour tous les salariés. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg25.jpg}] {{droite}} C'est la panique! Des salariés très remontés ont décidé d'agir seuls et de prendre le directeur de l'usine et le DRH en otage! Vous êtes obligés de suivre le mouvement pour ne pas créer de divisions entre les salariés. Devant les médias qui accourent, vous plaidez le désespoir de votre situation. [[Poursuivre|suite crise 2]][{bg45.jpg}] {{gauche}} Vous organisez des collectes de nourriture et des relais jour et nuit. Les salariés vous suivent, les habitants du coin aussi. Les médias s'intéressent à votre histoire et attirent l'attention des élus. Des élections se profilent... Vous pouvez en profiter pour demander un rendez-vous avec le maire. A moins que vous ne préfériez vous emparer de l'outil de production pour faire tourner l'usine et récolter un peu d'argent en vendant des slips. [[S'emparer de l'outil de production|outils de production]] [[Rencontrer le maire|rendez-vous maire]][{bg62.jpg}] {{droite}} Vous n'avez pas réussi à rassembler les salariés. Pire, vous avez été au coeur de leur division. Votre stratégie médiatique n'a pas non plus été très efficace et la prise d'otage a scandalisé l'opinion. Votre ami syndicaliste Raymond Vacheron commente : "Si une séquestration se substitue à la lutte, ça l'affaiblit. Jouer les brutes épaisses ne mène à rien." Vous ne pouvez pas espérer faire plier la direction dans ces conditions. Vous avez sauvé 0 emploi. Vous n'avez obtenu aucune amélioration du PSE. C'est un échec.[{bg27.jpg}] {{gauche}} Vous mettez le feu aux stocks et installez des explosifs autour de l'usine. Vous ne gagnez aucun point dans l'opinion publique... A Paris, les politiques condamnent votre action qui "va trop loin". Pire, un repreneur potentiel, un industriel canadien, annonce qu'il jette l'éponge. "Qui aurait envie d'investir dans un pays où les salariés se comportent comme des voyous!" s'insurge ce PDG. [[Poursuivre|fin sauter usine]][{bg50.jpg}] {{gauche}} Vous vous retirez de la lutte et laissez vos collègues négocier. L'usine ferme et les salariés quittent les lieux avec un PSE assez chiche, mais validé par l'administration. Vous le saurez pour la prochaine fois : en tant que représentante syndicale, mieux vaut jouer la carte de la transparence... C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg16.jpg}] {{gauche}} Vous avez tout perdu mais votre honneur est sauf. Vous vous mettez en retrait mais continuez à participer aux négociations. Vos collègues arrivent à maintenir une partie des salariés mobilisés. D'autres manifestations sont organisées, même si elles sont peu suivies en dehors de la ville. Vos collègues parviennent à arracher un meilleur PSE. C'est quand même un échec. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg49.jpg}] {{gauche}} Vous vendez une partie de la production au profit des salariés, vous organisez des visites guidées et créez même un nouveau modèle : le "slip de la crise". Vos actions sont très remarquées et les médias nationaux s'intéressent à vous. Mais c'est un peu tard, vous auriez dû être plus combative dès le départ. La direction doit en finir, le délai de négociation est presque atteint. Elle vous propose un PSE beaucoup plus avantageux avec de belles primes de départ. Des repreneurs se manifestent, même si rien n'est certain pour l'instant. Vous avez sauvé 0 emploi mais gardez espoir pour l'avenir. [{bg64.jpg}] {{gauche}} Le maire se dit très sensible à votre situation. Pour lui également, la fermeture de votre usine est une catastrophe. Malheureusement, vous n'avez pas suffisamment alerté les médias et les politiques. Votre lutte n'a pas dépassé l'attention régionale. Vous parvenez à améliorer le PSE, mais c'est loin d'être suffisant pour ceux qui n'ont que très peu de chances de retrouver un emploi. Vous avez sauvé 0 emploi. [{bg38.jpg}] {{droite}} Vous avez fait perdre beaucoup de temps et d'énergie aux salariés et aux délégués du personnel. La direction est en position de force pour imposer ses conditions dans le PSE. L'idée des fausses rumeurs était bien trop risquée... Vous n'avez plus le temps de redresser la situation. Vous partez avec un PSE minimal. C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi. [{bg60.jpg}] {{droite}} La direction vous propose de vous retirer avec un chèque conséquent. [[Accepter le chèque|oui chèque]] [[Refuser|non chèque]][{bg82.jpg}] {{droite}} Vos interventions dans les médias nationaux sont très remarquées. Au gouvernement et à l'Assemblée, des élus en campagne de tous les bords politiques font de votre situation une "cause nationale". Vous êtes invitée à rencontrer le ministre de l'Economie. [[Poursuivre|Proposition]][{bg84.jpg}] Vous vous engagez à temps plein dans la campagne, ce qui vous oblige à négliger vos engagements envers l'entreprise. Vous devenez politicienne professionnelle... En votre absence, le mouvement s'est peu à peu affaibli, et les négociations avec la direction n'ont pas abouti au résultat espéré, malgré la pression médiatique. Vous obtenez une faible prime de licenciement minimale. Vous avez sauvé 1 emploi : le vôtre. Cet exemple s'inspire quelque peu du cas du syndicaliste Edouard Martin à Florange et les hauts fourneaux d'ArcelorMittal. Si le scénario était très différent, l'exposition médiatique d'Edouard Martin et ses connexions dans la vie politique lui ont permis de devenir député européen en 2014.[{bg17.jpg}] {{droite}} Vos nouveaux contacts dans la sphère politique vous permettent de faire avancer votre situation : Lejabot est devenu un enjeu électoral important, les médias vous suivent. Mais vous êtes restée trop longtemps éloignée des salariés, et ils vous en veulent. Le mouvement s'est divisé en votre absence. [[Organiser une assemblée générale|AG]][{bg11.jpg}] {{gauche}} La direction vous demande d'être raisonnable. En échange, elle s'engage à annoncer de nouvelles propositions lors d'une assemblée générale avec tous les salariés. Comment réagissez-vous? "Raisonnable mon c... !" Vous partez en claquant la porte. Vous pouvez aussi choisir l'apaisement et attendre de voir ce que donne la réunion. [[Claquer la porte|cherche repreneur]] [[Attendre la réunion|attendre]][{bg83.jpg}] {{gauche}} Vous êtes devenue pour les médias la cheffe de file des ouvriers victimes des grands patrons étrangers. Vous êtes très demandée sur les plateaux TV. Un conseiller du Premier ministre vous appelle : il veut que vous vous engagiez en politique aux côtés de la majorité. Cela peut vous donner un gros coup de pouce pour retrouver un repreneur. D'un autre côté, vous avez déjà passé beaucoup de temps à Paris pour une syndicaliste de province... [[S'engager en politique|oui proposition]] [[Retourner à l'usine|non proposition]][{bg86.jpg}] {{droite}} Vous utilisez vos nouveaux contacts et tentez de mobiliser les élus, notamment le député de votre circonscription. Votre stratégie médiatique a été payante jusqu'à présent. L'assemblée générale a lieu, mais vous refusez de laisser la parole à la direction tant qu'elle ne fera pas de proposition acceptable. [[Poursuivre|SCOP]][{bg70.jpg}] {{droite}} L'ambiance est explosive lors de la réunion. Les négociateurs de la direction annoncent une légère amélioration du PSE. En clair, vous passez du minimum légal à guerre mieux. Certains salariés veulent empêcher le directeur et le DRH de quitter le site tant qu'ils n'auront pas fait pas de vraies propositions. Il reste peu de temps avant la fin de la procédure. Vous pouvez laisser faire vos collègues ou calmer le jeu en proposant une occupation de l'usine à la place. [[Laisser faire|séquestration encore]] [[Calmer le jeu|occupation encore]][{bg85.jpg}] {{gauche}} Cette décision aurait pu vous coûter très cher auprès de l'opinion publique, essentielle pour soutenir votre mouvement. Mais votre stratégie médiatique a jusque-là été très efficace : au lieu de passer pour des ultra-radicaux, vous restez des salariés victimes d'un groupe étranger sans coeur et poussés à bout. Le directeur et le DRH sont libérés et repartent sous les huées des salariés. La pression s'accentue pour eux aussi. [[Poursuivre|fin séquestration]] [{bg52.jpg}] {{gauche}} Vous occupez les lieux. Vous la jouez à la sauce 1936 avec musique et cuisine pour tous. Vous êtes soutenus par les habitants des villes alentours qui organisent des collectes et viennent vous tenir compagnie. Des journalistes et le maire passent la nuit avec vous. Votre stratégie médiatique est excellente. Les élus restent mobilisés autour de vous : c'est à qui sera le premier à vous trouver un repreneur... [[Poursuivre|fin good]][{bg87.jpg}] Grâce à la très forte médiatisation de votre combat, vous parvenez à récolter une partie non-négligeable des financements dont vous aviez besoin. Vos contacts politiques vous ont également permis d'obtenir l'aide de la Banque publique d'investissement et de convaincre les banques privées. Vous vous reconvertissez dans la création d'accessoires et de costumes pour le théâtre et la télévision. Vous vous lancez dans une aventure difficile. Peu de salariées pourront y prendre part, en tout cas au début, le temps de vous développer. Vous sauvez 20 emplois. Bon courage pour la suite. Cet exemple s'inspire directement du cas des "Atelières" créé en 2012. Après la fermeture de l'usine Lejaby à Yssingeaux (Haute-Loire), les anciennes salariés avaient décidé de créer cette Société Coopérative d'Intérêt Collectif (Scic) en s'associant entre elles. Au mois de février 2015, l'entreprise s'est cependant déclarée en cessation de paiement.[{bg19.jpg}] L'usine est fermée depuis quelque temps déjà, vous avez perdu votre emploi... Mais le député annonce qu'il a trouvé un repreneur! L'usine va être reconvertie dans la maroquinerie en cuir pour marques de luxe. Votre travail et vos efforts pour attirer l'attention sur votre situation n'ont pas été vains. 45 emplois sont créés, 30 ex-Lejabot sont embauchées. C'est une belle victoire même si tout le monde n'a pu être sauvé. Ce scénario est inspiré du cas de l’usine Lejaby fabricant de la lingerie à Yssingeaux (Haute-Loire). Le 1er février 2012, le ministre UMP Laurent Wauquiez annonce finalement avoir trouvé un repreneur : Vincent Rabérin, président de la PME Sofama spécialisée dans la sous-traitance pour marques de luxe. Il s’est engagé à reprendre les 93 employés de l’usine grâce aux commandes de Louis Vuitton. 82 couturières ont accepté de se reconvertir dans la maroquinerie au sein des nouveaux “ateliers du Meygal”. [{bg1.jpg}] {{gauche}} Rien ne va plus à Lejabot, fabricant de slips 100% made in France. Vous êtes l'une des plus anciennes salariées de l'usine, élue du comité d'entreprise et déléguée syndicale. Vous faites partie des meubles. Négocier sur les tickets-restaurants ou un licenciement isolé, vous connaissez. Mais vous n'avez encore jamais connu de fermeture d'usine. Or la vôtre pourrait bien être la prochaine victime du naufrage de l'industrie française... [[Suivant|Lejabot]] [{bg2.jpg}] {{gauche}} Vous êtes inquiète et avez de bonnes raisons de l'être. Lejabot, fleuron de l'industrie textile française depuis 1948, est un bateau percé de toutes parts. Arnaud Montebourg pourrait s'engager à racheter tous les slips cousus entre ses murs, cela ne suffirait pas à retrouver l'activité d'autrefois. Il y a huit ans, l'entreprise a été rachetée par un fonds de pension américain. Celui-ci a déjà procédé à la délocalisation d'une partie de la production en Asie et à la fermeture de la majorité des usines de la marque. [[Suivant|Nouveau directeur]][{bg4.jpg}] {{droite}} Dimanche soir, 23 heures. Vous vous apprêtez à vous mettre au lit lorsque vous remarquez un appel manqué sur votre téléphone. Numéro inconnu. Que faites-vous ? [[Rappeler|rappeler]] [[Attendre le lendemain|ne pas rappeler]][{bg8.jpg}] {{gauche}} C'est à vous de jouer à présent et il va falloir bien manoeuvrer. Vos objectifs : 1) Bien négocier le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ou "plan social". Autrement dit, assurer aux salariés des mesures de reclassement et une prime "supra-légale", soit une indemnité de licenciement plus élevée que le minimum légal. 2) Vous attirer la sympathie de l'opinion publique pour pousser les repreneurs à se présenter. Vous ne laisserez pas 177 personnes sur le carreau! [[Poursuivre|conseils]][{bg86.jpg}] {{gauche}} Dès lundi, vous réunissez les salariés en assemblée générale pour obtenir la mobilisation d'un maximum de personnes. Votre assemblée vous demande ce que vous comptez faire. Vous avez deux possibilités : marquer le coup dès maintenant avec une grande manifestation ou entamer une journée de grève d'abord. Que choisissez-vous ? [[Organiser une manifestation|téléphone]] [[Faire la grève|stratégie]][{bg11.jpg}] {{droite}} La direction vous propose un rendez-vous pour négocier. Elle vous explique que son but n'est pas d'ouvrir un conflit épuisant qui pourrait mal finir, mais de trouver le meilleur accord possible pour tout le monde. Soit vous acceptez de parler avec vos supérieurs, soit vous refusez de rencontrer ceux qui vous ont trahis. [[Accepter|rdv]] [[Refuser|non rdv]][{bg53.jpg}] {{gauche}} Vous partez tous en car, machines à coudre sous le bras et drapeaux cousus en slips Lejabot comme étendards. Vous avez prévenu les médias et ils vous ont suivis. Votre mouvement est de plus en plus visible. Le député, dans l'opposition, organise une conférence de presse et accuse le gouvernement de ne pas protéger les emplois et le savoir-faire français. La situation de votre entreprise est en train de devenir un enjeu national alors que des élections se profilent... Bien joué! [[Poursuivre|politiques portefeuilles]][{bg20.jpg}] {{droite}} Vous perdez du temps. Vous faites bien de compter sur les politiques, mais il vous faut être plus visible. Vous avez en votre possession des documents prouvant que Lejabot a été sciemment coulé par ses propriétaires. Vous pouvez transmettre ces documents aux médias ou organiser une nouvelle manifestation pour vous rendre encore plus visible. À vous de choisir... [[Organiser une manifestation|manif3]] [[Médiatiser vos documents|documents médias]][{bg22.jpg}] {{gauche}} Le fonds de pension américain que vous attaquez a les moyens de se défendre. Les médias vous apprécient, mais les communicants chargés de gérer les négociations s'emploient à détricoter tous vos arguments... Vous n'obtenez pas l'effet escompté. La direction vous fait tout de même de nouvelles propositions. Vous êtes loin d'avoir atteint vos objectifs en termes d'indemnités et de primes de licenciement. Mais il ne vous reste plus beaucoup de temps pour négocier. Vous pouvez vous concentrer sur une négociation de la dernière chance ou organiser une grande manifestation en comptant sur le soutien des élus. [[Négocier|dernière chance]] [[Manifester|manif3]][{bg28.jpg}] {{gauche}} Vous avez mis la pression sur la direction en faisant des choix très radicaux. Vos actions ont attiré l'attention des médias et des responsables politiques. Mais en prenant ces décisions sans avoir expliqué au préalable votre lutte et votre situation à l'opinion publique, vous n'avez pas su vous attirer sa sympathie. Votre ami syndicaliste Raymond Vacheron vous avait pourtant prévenue : "Si une séquestration se substitue à la lutte, ça l'affaiblit. Jouer les brutes épaisses ne mène à rien." Vous arrachez une amélioration du PSE avec une prime de départ plus importante. Mais aucun repreneur ne se présente pour reprendre l'entreprise et sauver des emplois. C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg30.jpg}] {{droite}} Vous êtes de plus en plus visibles. L'opinion publique vous est favorable et les élus sont bien obligés de se pencher sur votre cas s'ils ne veulent pas passer pour des monstres froids. En mettant les médias et le public de votre côté, vous entretenez la mobilisation des salariés et montrez à la direction que vous êtes prêts à mener un combat sur la durée. Si elle veut obtenir un accord, elle devra faire des efforts! Mais vous êtes encore loin d'avoir rempli vos objectifs... [[Poursuivre|slip de la crise1]][{bg31.jpg}] {{gauche}} Vous faites preuve d'inventivité et d'esprit d'initiative en organisant la vente d'une partie de la production au profit des salariés et en organisant des visites guidées de l'entreprise. Sous votre égide, les salariés se remettent au travail et élaborent un nouveau modèle pour l'occasion : le "slip de la crise". Un slip en coton tout simple et réversible... Vos actions sont très remarquées, mais le délai maximal de négociation est bientôt atteint. Vous pouvez convier la direction pour trouver un accord ou vous concentrer sur la médiatisation de vos actions. [[Convier la direction|invitation direction1]] [[Médiatiser la lutte|attirer repreneur1]][{bg34.jpg}] {{droite}} La direction a cru un moment que vous n'arriveriez pas à lancer un mouvement durable. Elle a eu tort. Le temps passe pour vous, mais aussi pour elle. Elle vous demandait d'être "raisonnable"; c'est maintenant à elle de l'être. Vous négociez âprement. Le document du PSE est modifié avec une augmentation des indemnités. Ce n'est peut-être pas le maximum que vous auriez pu obtenir, mais c'est beaucoup mieux que lorsque les négociations ont commencé. Vous êtes en position de force. [[Poursuivre|fin négo]][{bg32.jpg}] {{droite}} Vous savez que l'opinion publique vous est favorable et que vous avez l'attention des élus. Il faut aller plus loin, continuer à défendre votre cause. Vous partez camper plusieurs jours devant les locaux du siège social de Lejabot. La majorité des salariés vous suivent, mais certains abandonnent, résignés. Tout ce qu'ils veulent, c'est un PSE favorable avec des primes conséquentes pour affronter le chômage. Vous, vous ne renoncez pas.Et vous faites bien : le député de votre circonscription prend fait et cause pour vous. [[Poursuivre|attia3]][{bg23.jpg}] {{droite}} Vous avez réussi à capter l'attention des médias régionaux. Il vous aurait fallu déployer une stratégie plus ambitieuse pour vous attirer la sympathie de l'opinion publique. Vous avez cependant su montrer à la direction que vous n'alliez pas accepter les licenciements à n'importe quelle condition. Vous négociez jusqu'au bout et parvenez à un accord sur le PSE. Les indemnités de licenciement sont correctes mais vous êtes bien loin d'avoir atteint vos objectifs. C'est un échec malgré tout. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg21.jpg}] {{gauche}} De la musique, de la couleur, et du monde! Vous avez rallié beaucoup plus de salariés au mouvement. Ils n'attendront pas que leur sort soit décidé dans la résignation! Le maire a tenu à accompagner votre cortège et il a appelé les médias, qui sont plus nombreux à s'intéresser à vous. Les chaînes nationales sont présentes. Vous vous attirez la sympathie de l'opinion publique, donc l'attention des élus. [[Poursuivre|politiques portefeuilles]] [{bg17.jpg}] {{droite}} Tous les médias accourent pour relayer votre action spectaculaire. Mais votre cote auprès de l'opinion publique reste fragile. Vous aviez à peine réussi à rassembler les salariés au sein d'une mobilisation solidaire que vous les divisez autour d'une action violente. Certains se détournent de vous. Vous devez prendre une décision rapidement. Vous pouvez tenter le tout pour le tout...en menaçant de faire sauter l'usine! Si vous n'êtes pas d'humeur, pourquoi ne pas mener une nouvelle opération de séduction auprès des médias? [[Menacer de faire sauter l'usine|explosifs1]] [[Se concentrer sur la médiatisation|rattraper le coup]] [{bg35.jpg}] {{gauche}} Malgré des débuts difficiles, vous avez réussi à rallier la majorité des salariés derrière vous pour défendre votre cause de façon solidaire. C'est essentiel pour peser sur les négociations. Vous réussissez à imposer de meilleures conditions de départ pour tous les salariés. Vous savez également que vous avez attiré l'attention des médias et que vous avez le soutien, même provisoire, des élus. Des élections se profilent et les politiques en campagne ont tout intérêt à vous aider. Un repreneur pourrait être encouragé à se présenter et à engager des ex-Lejabot dans un futur proche. Vous avez sauvé 0 emploi pour le moment, mais vous avez bon espoir pour la suite. [{bg28.jpg}] {{gauche}} Vos actions ont attiré l'attention des médias et des responsables politiques. Mais en prenant ces décisions sans avoir expliqué au préalable votre lutte et votre situation à l'opinion publique, vous n'avez pas su vous attirer sa sympathie. Vous vous êtes présentés comme des preneurs d'otages et poseurs d'explosifs, plutôt que comme des salariés poussés à bout par un fonds de pension américain sans scrupules... Vous arrachez une amélioration du PSE avec une prime de départ plus importante. Mais aucun repreneur ne se présente pour reprendre l'entreprise. C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg36.jpg}] {{droite}} Vous peinez à trouver un écho dans les médias. Les salariés se sont divisés et vous ne parvenez pas à recréer une dynamique de solidarité. Difficile d'obtenir une place dans l'agenda médiatique dans ces conditions, et donc de peser sur les négociations. Certains collègues, résignés, attendent de vous que vous vous concentriez sur le PSE pour obtenir de meilleures conditions de départ. [[Poursuivre|fin résigné]][{bg19.jpg}] {{gauche}} En attirant l'attention des médias et en mettant l'opinion publique de votre côté, vous avez réussi à mobiliser les décideurs politiques pour vous aider. Malgré un début difficile, vous avez réussi à rallier les salariés pour organiser un mouvement solidaire. Vous prenez rendez-vous avec le maire qui dans le même temps rallie le député à votre cause. Il cherche un symbole pour se faire réélire et vous êtes la cible parfaite. Vous êtes érigés en cause nationale. Le député trouve un repreneur validé par la justice : votre usine va être reconvertie pour coudre des portefeuilles en cuir de luxe. Bravo, vous avez sauvé 90 emplois sur 177.[{bg26.jpg}] {{gauche}} Vous aviez presque réussi à mobiliser les salariés dans un mouvement solidaire avec l'occupation du site. Mais les actions radicales que vous avez entreprises sans vous assurer du soutien de l'opinion publique via les médias, ont affaibli votre mouvement. Votre ami syndicaliste Raymond Vacheron, qui a des années d'expérience, vous donne une petite leçon pour la prochaine fois : "Il faut que l'écrasante majorité des salariés soient derrière toi, donner le goût de l'action, surtout avant que l'annonce des licenciements ne tombe. Faire des actions ludiques et colorées tous ensemble pour plaire aux caméras plutôt que des actions radicales avec un petit nombre." Vous poursuivez les négociations, mais vous ne pouvez pas faire grand chose pour obliger la direction à améliorer le PSE. C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg12.jpg}] {{droite}} Une fois dans le bureau de la direction, votre interlocuteur vous fait la morale : "Soyez raisonnable. Vous devez expliquer à vos collègues qu'ils n'ont aucun intérêt à s'engager dans une lutte épuisante. Nous ne sommes pas complètement fermés à la discussion, mais vous connaissez la situation de l'entreprise..." Bref, la direction n'a pas l'intention de négocier. Vous retournez auprès des salariés. [[Poursuivre|oui rdv]][{bg21.jpg}] {{gauche}} Vous suivez ses conseils. Votre manifestation se passe bien, la population locale vous soutient et le maire vous téléphone pour vous assurer qu'il suit de très près votre situation. Ce n'est pas le moment de faiblir, il faut davantage mobiliser les salariés! Vous avez le choix entre tenir la grève sur la durée ou tout miser sur la communication en faisant appel aux grands médias nationaux. Que faites-vous? [[Tenir la grève|grève plusieurs jours]] [[Contacter les grands médias|appeler médias]][{bg43.jpg}] {{droite}} De plus en plus de salariés suivent le mouvement. Vous avez réussi à créer un mouvement solidaire et à ne pas laisser la résignation l'emporter sur la motivation. C'est très bien, mais ce n'est pas fini. Vous ne parvenez pas à obtenir de la direction que les journées de grève soient payées. Votre mouvement ne peut donc pas durer trop longtemps. Certains collègues proposent une grève de la faim. C'est risqué, mais pourquoi pas. [[Poursuivre|lancer grève de la faim]][{bg11.jpg}] {{gauche}} Les médias vous apprécient, mais les communicants du côté des patrons sont efficaces... Vous n'obtenez pas l'effet escompté. Seule une stagiaire d'i-Télé fait le déplacement. La médiatisation s'arrête là. La direction vous fait tout de même de nouvelles propositions. Vous êtes loin d'avoir atteint vos objectifs en termes d'indemnités de licenciement. Vous devez maintenant choisir entre la poursuite des négociations avec la direction pour de meilleures conditions de départ ou la conduite d'une nouvelle action, pourquoi pas la grève. Que choisissez-vous? [[Négocier avec la direction|négo PSE]] [[Entamer une grève|grève plusieurs jours]][{bg40.jpg}] Votre petite manoeuvre a presque fonctionné... Mais Vincent Delarue n'est pas un jeune journaliste inexpérimenté. Il enquête, vérifie vos allégations et se rend compte que vous l'avez manipulé. Vous perdez tout le soutien que vous aviez réussi à obtenir des médias et de l'opinion publique. Vous êtes décrédibilisé. Certains salariés qui n'avaient pas approuvé la stratégie des rumeurs, se détournent de vous. "Chaque action doit être légitime aux yeux de l’opinion et des salariés", vous rappelle votre ami syndicaliste Raymond Vacheron. Or votre méthode est apparue comme irresponsable. Aucun repreneur ne se présente. Vous avez sauvé 0 emploi et n'avez obtenu aucune amélioration du PSE. [{bg46.jpg}] {{gauche}} Un repreneur se présente et vous propose un plan un peu fou : s'associer avec une partie des salariés pour racheter l'usine et devenir une entreprise de fabrication de linge de maison en coton bio. Vous laisserez-vous tenter ou préférez-vous compter sur l'action des élus? [[Accepter|oui pari fou]] [[S'en remettre aux élus|confiance politique]][{bg50.jpg}] En organisant un mouvement large et solidaire et en attirant l'attention des médias, vous vous êtes imposés à l'agenda politique. Les médias dénoncent les manières de la direction, qui se voit poussée à se montrer plus généreuse sur le PSE. Le député que vous avez sollicité active tous ses réseaux et un repreneur sérieux se présente. Il est fabricant de portefeuilles en cuir de luxe. Félicitations, vous avez sauvé 90 emplois sur 177. Vous obtenez une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés. [{bg44.jpg}] {{gauche}} Peu de salariés sont prêts à se priver de nourriture pour protester. Votre mouvement se divise, même si les médias se font l'écho de votre lutte. Le temps passe, il vous faut prendre une décision. N'oubliez pas vos objectifs : négocier un meilleur PSE et attirer un repreneur. Préférez-vous négocier directement avec la direction ou jouer le bluff en lui faisant croire que vous allez embrayer sur de nouvelles actions pour la pousser à faire geste? [[Négocier|proposition à la direction]] [[Jouer le bluff|faire semblant]][{bg49.jpg}] {{gauche}} Vous avez réussi à mobiliser les salariés, ce qui a permis de rendre votre lutte visible. Vous avez également su jouer le timing électoral pour forcer les élus à s'intéresser à vous et à vous aider. Pour tenir ses promesses, le député présente un repreneur sérieux à la presse : un fabricant de portefeuilles en cuir de luxe. Il est validé par la justice et reprend l'usine avec une partie de ses employés. Félicitations, vous avez sauvé 90 emplois sur 177 et obtenez de la direction une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés.[{bg17.jpg}] {{gauche}} Le lendemain, les deux otages sont libérés et quittent l'usine encadrés par des gendarmes. Les salariés se sont tous rassemblés pour les huer. Vous avez réussi à les organiser et à les engager dans un mouvement solidaire. Les caméras de télévision accourent de nouveau vers vous. Quelle sera votre prochaine action? Allez-vous continuer dans la surenchère en brûlant les stocks et en menaçant de tout faire sauter? Ou préférez-vous occuper l'usine sans violence? [[Occuper l'usine|occupation3]] [[Menacer de tout faire sauter|menace explosion]][{bg52.jpg}] {{droite}} Vous la jouez à la sauce 1936 avec musique et cuisine pour tous. Les médias sont au rendez-vous et votre mobilisation vous attire la sympathie de l'opinion publique. Les élus locaux de tous bords se ruent sur votre site et promettent de trouver un repreneur. Des élections municipales se profilent : ils ont tout intérêt à vous apporter leur soutien. [[Poursuivre|suite occupation3]][{bg50.jpg}] {{gauche}} Vous reprenez les négociations dans une atmosphère tendue. La direction veut en finir, alors que vous n'avez plus rien à perdre. Entre-temps, vous apprenez qu'un industriel du textile américain qui s'était intéressé à votre cause renonce à présenter un dossier de reprise pour votre usine. Vous êtes allée trop loin dans la radicalisation et cela l'a pas mal refroidi... "Chez nous, cette violence conduirait à la prison à perpétuité!" assène-t-il (en exagérant) aux journalistes. Vous arrachez une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés. Le montant est moindre que ce que vous espériez, mais c'est déjà mieux que ce qui était prévu lors de l'annonce du PSE. Vous avez sauvé 0 emploi.[{bg46.jpg}] {{droite}} Vous avez bien fait de calmer le jeu. Un repreneur se présente et vous propose un plan un peu fou : s'associer avec une partie des salariés pour racheter l'usine et devenir une entreprise de fabrication de linge de maison en coton bio. Vous pouvez accepter sa proposition ou faire appel aux responsables politiques dans l'espoir d'une meilleure offre. Que faites-vous? [[Accepter|oui pari fou]] [[Faire appel aux politiques|confiance politique1]] [{bg42.jpg}] {{gauche}} Vous prenez rendez-vous avec le maire qui dans le même temps rallie le député à votre cause. Il cherche un symbole pour se faire réélire et vous êtes la cible parfaite. Il fait de vous une cause nationale. Bien vu ! Nathalie Attia, conseillère en dialogue social qui s'intéresse à votre sort, vous félicite : « Mêler les politiques au combat, cela attire les repreneurs. En réalité, ce ne sont pas les élus qui vont pouvoir faire quelque chose juridiquement mais ils peuvent mobiliser des partenaires privés. » [[Poursuivre|fin confiance po]][{bg32.jpg}] {{gauche}} Les salariés aiment votre idée, mais de là à vous suivre... certains hésitent, et l'occupation des ateliers demande beaucoup d'énergie. Vous vous contentez d'en occuper une partie. Vous arrivez tout de même à souder une bonne équipe autour de vous. Vous vous organisez pour vous relayer, jouez de la musique, chantez... Vous inventez même l'hymne du slip! Il faudra continuer sur cette lancée. [[Poursuivre|otage directeur]][{bg32.jpg}] {{gauche}} Votre occupation dure. Les salariés apprécient de se battre ensemble. Vous créez même un hymne du slip! Mais pour certains, vous n'allez pas assez loin! Méfiez-vous, la division est votre ennemie. C'est le moment de décider d'une nouvelle assemblée générale. A moins que vous ne préfériez plaire aux salariés les plus revendicatifs en organisant un sitting devant le siège social de Lejabot... [[Organiser un sitting|siège Lejabot]] [[Faire une nouvelle AG|crise otage]][{bg53.jpg}] {{droite}} Vous partez tous en car, combinaison de travail sur le dos, machines à coudre sous le bras. Vous brandissez même des drapeaux cousus en slips Lejabot. Vos collègues chantent "l'hymne du slip". Les médias en redemandent. Votre stratégie est payante : l'opinion publique vous prend en sympathie. Or des élections municipales se profilent. Les élus locaux flairent le filon et commencent à prendre position dans les médias. Tous promettent de trouver un repreneur pour Lejabot. Vous devenez un enjeu national... Bien joué ! [[Poursuivre|bien joué]] [{bg25.jpg}] {{droite}} C'est la panique! Lors de l'assemblée générale, la tension est à son comble et la situation dérape. Des salariés très remontés ont décidé de prendre le directeur de l'usine et le DRH en otage! Vous êtes contrainte d'accompagner le mouvement pour ne pas diviser le groupe. Il faut aussi rattraper le coup auprès des médias. Vous allez voir les journalistes et plaidez le désespoir de cause pour que les salariés ne passent pas pour des brutes épaisses. [[Poursuivre|suite crise]][{bg04.jpg}] {{gauche}} Votre message passe bien dans les médias, car vous avez gagné la sympathie du public lors de vos précédentes actions. Cependant, vous perdez des points auprès des élus locaux, qui ne sont pas pressés de chercher un repreneur pour vous. Ils ne veulent pas donner l'impression de plier devant l'action radicale et vous demandent de reprendre les négociations avec la direction. De votre côté, vous avez conscience que le temps presse. Acceptez-vous la négociation ou préférez-vous poursuivre l'occupation de l'usine? [[Négocier|accepter négo1]] [[Occuper l'usine|se montrer]] [{bg50.jpg}] {{gauche}} Vous avez réussi à mobiliser les salariés tout au long de votre lutte pour obliger la direction à vous entendre et les élus à s'intéresser à votre cas. Mais aucun repreneur ne se présente. Un industriel américain potentiellement intéressé a même jeté l'éponge après la prise d'otage. Celle-ci vous a ralenti et a créé un début de division au sein des salariés. Sur le plan de l'emploi, c'est raté. Heureusement, vous avez réussi à bien négocier le PSE. Vous êtes une bonne représentante syndicale. Vous obtenez, en plus de bonnes indemnités, une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés. Vous avez sauvé 0 emploi. [{bg46.jpg}] {{gauche}} Votre médiatisation suscite attention, sympathie et même des vocations... Un entrepreneur local vous propose un projet un peu fou : s'associer avec les salariés qui le souhaiteront pour racheter l'usine et devenir une entreprise de fabrication de linge de maison en coton bio. C'est risqué. Vous ne convaincrez pas les banques si vous ne disposez pas d'un capital suffisant. Or l'usine est déjà à bout de souffle et les fonds que vous aviez réunis auprès des salariés pour entretenir la mobilisation sont presque épuisés. Etes-vous prête à prendre ce risque? Si tel n'est pas le cas, il faudra penser à bien négocier le PSE pour que les employés ne partent pas sans rien. [[Accepter le pari|oui pari fou]] [[Se concentrer sur le PSE|accepter négo1]][{bg26.jpg}] {{gauche}} De son côté, la direction s'impatiente. Elle vous propose de retourner à la table des négociations du PSE. "Vous devez être fatigués. Toutes ces journées sans salaire doivent peser sur les employés", tente-t-elle de vous convaincre. C'est vrai que le temps se fait long. Vous pourriez peut-être envisager une collecte de fonds pour tenir encore un peu. Ou jouer la carte politique et faire appel au maire pour mieux acculer la direction... [[Organiser une collecte de fonds|collecte]] [[Rencontrer le maire|aide maire]][{bg54.jpg}] {{droite}} Grâce à votre stratégie de médiatisation, votre collecte remporte un succès immédiat! La direction perd un argument pour abréger votre lutte. Une collègue vous aide à lancer un appel aux dons sur Internet en parallèle : vous récoltez des milliers d'euros! Votre histoire est devenue un enjeu national. Le ministre de l'Economie en personne vous rend visite. C'est le moment d'insister auprès de lui pour qu'il trouve un repreneur. Mais vous pouvez aussi en profiter pour imposer vos conditions à la direction, maintenant que vous avez amassé un peu d'argent. Que décidez-vous? [[Rencontrer la direction|imposer conditions]] [[Parler au ministre|ministre]][{bg64.jpg}] {{gauche}} Le maire vous reçoit. "Bien sûr que je vous soutiens, assure-t-il. Les ateliers Lejabot font partis de l'âme de ma ville et sont surtout essentiels à son économie. Pour moi aussi, cette fermeture est un drame. Mais j'ai de bonnes nouvelles pour vous. Le ministre de l'Economie a été très sensible à votre situation. Il a demandé à ses équipes de s'en occuper. En attendant de voir si son action aboutit, je vous encourage à négocier avec la direction. Vous êtes en position de force." [[Poursuivre|fin maire]][{bg49.jpg}] {{gauche}} Vous avez su attirer l'attention des médias. Vous obtenez le soutien de l'opinion publique, et donc celui des élus qui s'apprêtent à entrer en campagne. Vous avez montré à la direction que vous aviez les moyens de lutter et d'exprimer vos revendications de façon efficace. [[Poursuivre|vocation]] [{bg55.jpg}] {{gauche}} Le ministre vous reçoit, et vous entend! Vous avez su attirer l'attention des politiques et les obliger à agir. D'ailleurs, le ministre est fier d'annoncer qu'un repreneur très sérieux se présente : un fabricant de portefeuilles en cuir de luxe. Il reprendra l'usine et une partie de ses salariés. Vous sauvez 90 emplois sur 177 et obtenez une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés. Bravo! [{bg46.jpg}] {{droite}} Vous avez même suscité des vocations! Des salariées proposent de s'associer pour racheter l'usine et le matériel. Un entrepreneur local est prêt à vous aider. Vous lancez un nouvel appel aux dons. Les banques vous suivent, grâce au soutien du ministre de l'Economie. Vous vous lancez dans la fabrication de linge de maison en coton bio. C'est un heureux retournement de situation. Vous avez sauvé 35 emplois sur 177 et obtenu une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés. Cet exemple s'inspire directement du cas des "Atelières" créé en 2012. Après la fermeture de l'usine Lejaby à Yssingeaux, les anciennes salariés avaient décidé de créer cette Société Coopérative d'Intérêt Collectif (Scic) en s'associant entre elles. Au mois de février 2015, l'entreprise s'est cependant déclarée en cessation de paiement.[{bg19.jpg}] {{gauche}} Vous avez eu une stratégie médiatique payante. L'opinion publique vous soutient, ce qui a obligé les politiques à se mobiliser. Vous avez montré à la direction que vous aviez les moyens et l'énergie de défendre les employés. C'est finalement le député de l'opposition qui trouve un repreneur validé par le tribunal de commerce : votre usine va être reconvertie pour coudre des portefeuilles en cuir de luxe. Vous avez sauvé 90 emplois sur 177 et obtenu une importante prime de licenciement supra-légale. Bravo! [{bg14.jpg}] {{droite}} Votre médiatisation suscite attention et même sympathie... Mais du point de vue des salariés, vous vous montrez beaucoup devant les caméras, alors que vous n'avez pas été capable de faire mieux qu'un sitting. Et puis l'hymne du slip, ce n'était pas votre idée! Vous êtes au pied du mur. Les preneurs d'otages sont prêts à tout, puisqu'ils n'ont plus rien à perdre. Vous pouvez toujours surenchérir en menaçant de faire sauter l'usine... ou calmer le jeu et reprendre les négociations avec la direction. [[Menacer de faire sauter l'usine|faire sauter l'usine]] [[Négocier avec la direction|libération pour négociations]][{bg44.jpg}] {{droite}} Vous avez du mal à rallier les salariés à votre mouvement. Beaucoup se sont résignés à la fermeture de Lejabot. La grève est peu suivie. Quelques salariés proposent une grève de la faim. Que comptez-vous faire? Motiver les troupes pour que la grève de la faim soit suivie par un maximum de personnes? Ou proposer une alternative avec une occupation de l'usine? [[Motiver les troupes|grève de la faim1]] [[Proposer l'occupation de l'usine|plutôt occupation]][{bg28.jpg}] Vous n'avez pas réussi à rassembler les salariés. Pire, vous avez été à l'origine de leur division. Votre stratégie médiatique n'a pas non plus été très efficace. Votre ami syndicaliste, Raymond Vacheron, commente : "Si la séquestration se substitue à la lutte, ça l'affaiblit. Jouer les brutes épaisses ne mène à rien." Vous ne pouvez pas espérer faire plier la direction dans ces conditions. C'est un échec. Vous avez sauvé 0 emploi et n'avez obtenu aucune amélioration du PSE.[{bg57.jpg}] {{gauche}} Vous organisez un sitting devant l'usine pour bloquer les expéditions et rallier les salariés qui ne vous suivaient pas déjà. Votre mouvement prend de l'ampleur. Vos collègues vous félicitent pour vos idées. Les médias sont de plus en plus nombreux à s'intéresser à vous. Plus votre lutte sera médiatisée, plus vous pourrez faire pression sur la direction. Vous avez besoin de l'aide des élus. Vous organisez une nouvelle manifestation et décidez d'inviter le maire de votre commune. [[Poursuivre|Attia2]] [{bg64.jpg}] {{gauche}} Vous défilez en tête de cortège, le maire à vos côtés. Vous avez pensé aux couleurs, à la musique et à la mise en scène : tous les salariés arborent des slips Lejabot sur la tête. Les médias adorent, les caméras nationales relaient votre action. Bien joué! Le maire vous invite dans son bureau le lendemain de la manifestation : "Vous savez, la campagne électorale est sur le point de débuter. Vous devriez jouer cette carte. L'emploi sera l'enjeu principal des prochaines élections." Vous pouvez suivre le conseil du maire et décider de vous rendre à Paris pour faire parler de vous. Sinon, vous restez concentrée sur votre mouvement. Après tout, mieux vaut éviter de politiser la lutte. [[Se rendre à Paris|interviews]] [[Rester fidèle au mouvement|suite maire]] [{bg13.jpg}] {{gauche}} Vous organisez un nouveau mouvement de grève, très suivi par les salariés, et l'occupation partielle des ateliers de production. Votre mouvement devient sérieusement gênant pour la direction. Vous profitez de votre position de force pour demander des avancées. [[Poursuivre|rdv direction]][{bg32.jpg}] {{droite}} Avant la réunion, vous arrachez à la direction la promesse d'une prime supra-légale pour tous les salariés. Mais son montant est plus faible que ce que vous espériez. Vous êtes face aux salariés. Deux possibilités s'offrent à vous : organiser une dernière grève ou relancer vos contacts politiques pour leur mettre la pression. Que faites-vous? [[Proposer une dernière grève|dernière grève]] [[Relancer les politiques|fin emplois]][{bg19.jpg}] Votre mouvement a été très affaibli par votre absence prolongée. Vous avez du mal à mobiliser les salariés pour votre grève. Vous avez perdu beaucoup de temps dans les négociations avec la direction, même si votre stratégie de médiatisation a eu un effet certain, ainsi que la mobilisation des responsables politiques. D'ailleurs, plusieurs repreneurs présentent des dossiers. L'un d'eux, fabricant de portefeuilles en cuir de luxe, propose de reprendre les ateliers et de conserver 90 salariés. La justice doit encore se prononcer sur cette offre. Vous obtenez une prime de licenciement minimale pour tous les salariés. Vous avez sauvé 0 emploi. Pour l'instant.[{bg19.jpg}] Vous avez bien fait de rappeler le député. Celui-ci a d'ailleurs de très bonnes nouvelles pour vous : il a trouvé un repreneur, un fabricant de portefeuilles en cuir de luxe. Et il espère que vous en ferez part aux médias à ses côtés... Votre absence à coûté au mouvement des salariés. Celui-ci s'est affaibli. La direction a été poussée par les médias et les élus à faire des concessions, mais vous êtes loin de vos objectifs. Vous obtenez une prime minimale pour tous les salariés. Vous avez sauvé 30 emplois sur 177. C'est déjà ça... [{bg23.jpg}] {{gauche}} Des salariées viennent vous voir : elles veulent s'associer en SCOP (Société coopérative de production) pour lancer une activité de fabrication de linge de maison en coton bio. Le pari est très risqué : il vous faudra trouver des financements, des clients, convaincre les banques... Mais si vous pouvez racheter les murs de l'usine et une partie du matériel, ce pourrait être une aventure excitante. Sinon, vous pouvez encore attendre un éventuel repreneur. Que choisissez-vous? [[Se laissez tenter|why not]] [[Refuser|trop risqué]] [{bg19.jpg}] Le député vous annonce qu'il a trouvé un repreneur! Votre usine va être reconvertie dans la maroquinerie en cuir pour marques de luxe. Sous la pression, la direction, qui veut en finir, est obligée de vous faire des propositions beaucoup plus intéressantes. Vous obtenez une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés. Vous avez sauvé 90 emplois sur 177. Félicitations![{bg62.jpg}] Pressée d'en finir, la direction vous propose une amélioration sensible du PSE. Cependant, vos actions ont découragé des repreneurs, notamment un industriel américain du textile, choqué par vos méthodes. Tout n'est pas perdu, mais les ateliers fermeront avant qu'un repreneur ne se présente et ne soit accepté par la justice. Vous obtenez une prime supra-légale pour les salariés. Vous avez sauvé 0 emploi. C'est un "semi-échec" [{bg57.jpg}] {{droite}} Vous organisez l'occupation des ateliers et une opération de sitting pour bloquer les expéditions. La direction s'agace, les médias s'intéressent à vous. Les salariés le voient, ils sont motivés et de plus en plus solidaires. Continuez! Qu'allez-vous faire à présent? Mener une nouvelle manifestation ou continuer l'occupation de l'usine? [[Occuper l'usine|occupation non-violente2]] [[Organiser une manifestation|manifestation 3]] [{bg67.jpg}] {{droite}} Quelques médias publient des brèves sur votre initiative, mais seuls quatre salariés se décident pour la grève de la faim. Une pareille initiative est difficile à mener si vous êtes peu à la suivre. Le mouvement ne prend pas et passe quasiment inaperçu, vos collègues syndicalistes vous reprochent vos échecs et veulent reprendre les choses en main. [[Poursuivre|otage directeur2]][{bg52.jpg}] {{droite}} Vous la jouez à la sauce 1936 avec musique et cuisine pour tous. Les médias sont au rendez-vous et votre mobilisation vous attire la sympathie de l'opinion publique. Les élus de tous bords se ruent sur votre site. Le maire interpelle le député et le gouvernement devant les caméras des chaînes nationales. Des élections municipales se profilent. Les politiques ont tout intérêt à se manifester en votre faveur et votre cause prend de l'ampleur. [[Poursuivre|attia]][{bg68.jpg}] {{droite}} Vos moyens s'épuisent, les salariés se découragent et beaucoup manquent à l'appel. Vous n'avez pas assez rassemblé avant de manifester. D'autant que les différents représentants syndicaux se déchirent sur des questions de sensibilité politique. Les médias sont là mais vous êtes loin de la visibilité dont vous rêviez. La date de la dernière réunion du comité d'entreprise approche et vous sentez que le PSE proposé par la direction a de grandes chances d'être homologué par l'administration. La direction vous propose un rendez-vous... [[Accepter|oui rdv2]] [[Refuser et bloquer l'usine|bloquer l'usine3]] [{bg31.jpg}] {{droite}} Vous vendez une partie de la production au profit des salariés, vous organisez des visites guidées, vous créez même un nouveau modèle : le "slip de la crise". Votre médiatisation suscite attention, sympathie et même des vocations... Un entrepreneur local vous propose un projet un peu fou : s'associer avec les salariés qui le souhaiterons pour racheter l'usine et créer une entreprise de fabrication de linge de maison en coton bio. Le pari est très risqué, car vous ne convaincrez pas les banques si vous ne disposez pas déjà d'un capital. Or les fonds que vous aviez réunis auprès des salariés pour entretenir la mobilisation sont presque épuisés. Acceptez-vous le projet de rachat de l'usine? Ou préférez-vous vous concentrer sur le PSE pour arracher de meilleures indemnités de licenciement? [[Acceptez le pari fou|oui pari fou2]] [[Négocier le PSE|accepter négo3]][{bg25.jpg}] {{droite}} C'est la panique! Des salariés très remontés ont décidé d'agir seuls et de prendre le directeur de l'usine et le DRH en otage! Vous êtes obligés de suivre le mouvement pour ne pas créer de divisions entre les salariés. Devant les médias qui accourent, vous plaidez le désespoir de votre situation. [[Poursuivre|suite crise 3]] [{bg14.jpg}] {{droite}} Vous avez bien du mal à rattraper le coup. D'autant plus que vous n'êtes plus considéré par les salariés comme le leader habilité à prendre la parole en leur nom. Vous êtes au pied du mur. Les preneurs d'otages sont prêts à tout, puisqu'ils n'ont plus rien à perdre... Vous pouvez les suivre en menaçant de faire sauter l'usine. Sinon, vous demandez à négocier directement avec la direction en libérant au préalable les otages. [[Menacer de faire sauter l'usine|faire sauter l'usine]] [[Négocier|libération pour négociations]] [{bg69.jpg}] {{droite}} Vous bloquez l'usine et invitez la presse à visiter les locaux pour rencontrer les salariés... Vous gagnez des points dans l'opinion publique. Les élus commencent à s'intéresser à vous. Les salariés reprennent espoir. Vous avez le soutien du maire et de la population locale. Mais le temps file à tout allure et l'heure de la remise du PSE à l'administration approche. Un repreneur se présente et vous propose un plan un peu fou : s'associer avec une partie des salariés pour racheter l'usine et créer une entreprise de fabrication de linge de maison en coton bio. Le pari est très risqué... [[Accepter|Vous acceptez le pari3]] [[Retourner à la négociation du PSE|discutions direction3]][{bg61.jpg}] {{gauche}} Vous organisez un barbecue géant et une cagnotte sur internet pour récolter des fonds. Grâce à la médiatisation de votre situation, votre projet trouve un écho national. Vous récoltez une partie importante des fonds nécessaires grâce au crowdfunding. Les banques, encouragées par le ministre de l'Économie, finissent par vous suivre. Félicitations, vous venez de lancer votre entreprise! Vous avez sauvé 30 emplois et bien négocié les indemnités de licenciement de tous les salariés. Bon courage pour la suite, vous en aurez besoin. [{bg23.jpg}] {{gauche}} La direction vous fait une contre-proposition. Vous n'avez plus le temps de discuter... Nathalie Attia, juriste en droit social et formatrice pour les représentants du personnel, commente votre échec dans les médias: "Le problème, c'est qu'il arrive que le combat flanche à cause des querelles entre élus syndiqués et non-syndiqués, radicaux et moins radicaux. Des élus du personnel peuvent se désolidariser. Il faut aussi faire attention à ne pas entrer dans une lutte politique de batailles de syndicats. C'est souvent l'écueil lorsque les élus passent plus de temps à se battre en fonction de leurs sensibilités qu'à défendre les emplois et cela peut faire le jeu de la direction." Vous obtenez une prime de licenciement minimale pour tous les salariés. Vous avez sauvé 0 emploi. C'est un échec.[{bg24.jpg}] {{droite}} La direction vous demande d'être raisonnable. En échange, elle s'engage à annoncer de nouvelles propositions lors d'une assemblée générale avec tous les salariés. "Raisonnable mon c... !" Vous partez en claquant la porte. Vous assistez cependant à l'assemblée générale, qui est maintenue. [[Poursuivre|attendre2]][{bg70.jpg}] {{droite}} L'ambiance est explosive lors de la réunion. Les négociateurs de la direction annoncent une légère amélioration du PSE. En clair, vous passez du minimum légal à guère mieux. Certains salariés veulent empêcher le directeur et le DRH de quitter le site tant qu'ils n'auront pas fait de véritables propositions. Il reste peu de temps avant la fin de la procédure. Vous pouvez laisser faire vos collègues ou calmer le jeu en proposant une occupation de l'usine à la place. [[Laisser faire|séquestration encore2]] [[Calmer le jeu|occupation encore2]][{bg71.jpg}] {{gauche}} Cette décision vous coûte très cher auprès de l'opinion publique, essentielle pour soutenir votre mouvement. Votre stratégie de médiatisation n'a pas été très efficace jusqu'à maintenant, et même les élus, qui entrent en campagne, hésitent à vous soutenir. Votre ami syndicaliste Raymond Vacheron vous avait pourtant prévenue : "Si une séquestration se substitue à la lutte, ça l'affaiblit. Jouer les brutes épaisses ne mène à rien." Le directeur et le DRH sont libérés et repartent encadrés par les gendarmes. [[Poursuivre|fin séquestration2]][{bg25.jpg}] {{gauche}} Vous n'avez plus l'autorité suffisante pour empêcher la prise d'otages, qui finit par avoir lieu. Votre mouvement est trop divisé. Quand les gendarmes escortent le directeur et le DRH vers la sortie, vous sentez venir la fin. [[Poursuivre|fin séquestration2]][{bg28.jpg}] Vous avez eu beaucoup de mal à rassembler les salariés, et encore plus à médiatiser votre mouvement à votre avantage. Pire, vos actions radicales ont découragé des repreneurs, notamment un industriel américain du textile, choqué par vos méthodes. Vous n'obtenez qu'une très légère amélioration du PSE. Vous sauvez 0 emploi. C'est un échec.[{bg45.jpg}] Vous organisez un barbecue géant et une cagnotte sur internet pour récolter des fonds. Grâce à la médiatisation de votre situation et au soutien des responsables politiques, votre projet trouve un écho national. Vous récoltez une partie importante des fonds nécessaires grâce au crowdfunding. Les banques, encouragées par le ministre de l'Économie, finissent par vous suivre. Félicitations, vous venez de lancer votre entreprise! Vous avez sauvé 30 emplois sur 177 et bien négocié les indemnités de licenciement de tous les salariés. Bon courage pour la suite, vous en aurez besoin.[{bg63.jpg}] {{droite}} La direction doit en finir, le délai de négociation est presque atteint. Elle vous propose un PSE beaucoup plus avantageux. Vous avez perdu beaucoup de temps à rassembler les salariés derrière vous, ce qui a affaibli votre mouvement et réduit encore davantage vos marges de manoeuvre. Mais vous avez finalement attiré l'attention sur vous. Des repreneurs se signalent, même si rien n'est certain pour l'instant. Vous avez sauvé 0 emploi mais gardez espoir en l'avenir. Vous réussissez à obtenir une prime de licenciement supra-légale pour tous les salariés. C'est toujours ça de pris...[{bg08.jpg}] {{gauche}} Mais au fait, que faire à l'annonce d'une liquidation ? Un coup de fil à Bernadette Pessemesse, une copine déléguée syndicale CGT, et vous serez fixée. Elle décroche immédiatement et vous assène : "Il faut l'annoncer aux salariés tout de suite et les réunir à l'usine. Surtout ne pas les laisser se disperser et se terrer chez eux avec leur chagrin ! Tu vas devoir faire une assemblée générale pour insuffler de l'espoir et occuper le terrain avec les salariés. Rester chez soi, c'est le meilleur moyen de ne jamais trouver de repreneur." [[C'est parti!|action]][{bg09.jpg}] {{gauche}} Qui appeler en premier ? Vous contactez Me Fiodor Rilov, avocat communiste qui a défendu les salariés de Goodyear. Au bout du fil, il vous donne ce conseil : "Si le syndicaliste cherche sincèrement à sauver son entreprise, il faut d'abord appeler un journaliste plutôt qu'un avocat. Les repreneurs apprennent l'existence de l'entreprise par la presse et les différents acteurs se sentent alors dans l'obligation de se mobiliser. La médiatisation est une condition préalable à la 'crédibilisation' du combat engagé. Or sur 100 PSE, un seul est médiatisé." [[Entendu|efforts grande manifestation]][{bg06.jpg}] {{gauche}} Après l'Assemblée générale, vous croisez Catherine Vincent, une spécialiste des relations professionnelles qui s'intéresse à votre sort. Vous parlez stratégies syndicales. Elle vous livre ses observations : "La stratégie des syndicalistes a longtemps été de recourir à un panel de ressources : saisir la justice, le comité d'hygiène ou se faire accompagner par des experts. Il s'agit de jouer la montre pour retarder le processus de mise en œuvre du PSE. Mais depuis une quinzaine d'années, on assiste à l'affirmation de nouvelles stratégies tournées vers l'extérieur -via la médiatisation- et beaucoup plus conflictuelles." [[Poursuivre|grèves ponctuelles]][{bg66.jpg}] {{gauche}} Bien vu! Nathalie Attia, une conseillère en dialogue social de votre connaissance, vous félicite : "Mêler les politiques au combat, cela attire les repreneurs. En réalité, ce ne sont pas les élus qui vont pouvoir faire quelque chose juridiquement mais ils peuvent mobiliser des partenaires privés." [[Poursuivre|outils de production2]][{bg66.jpg}] {{droite}} Bonne idée! Nathalie Attia, une conseillère en dialogue social qui s'intéresse à votre sort, vous félicite : "Mêler les politiques au combat, cela attire les repreneurs. En réalité, ce ne sont pas les élus qui vont pouvoir faire quelque chose juridiquement mais ils peuvent mobiliser des partenaires privés." [[Suivant|inviter maire]][{bg33.jpg}] {{gauche}} Malgré des débuts difficiles, vous avez réussi à rallier la majorité des salariés derrière vous. C'est essentiel pour peser sur les négociations, et cela vous permet de négocier de meilleures conditions de départ pour tout le monde. Le député, qui a fait de vous un enjeu électoral en vue des prochaines élections législatives, vous annonce la bonne nouvelle : un repreneur sérieux se présente avec pour projet de conserver 40% des emplois. Il a l'idée de transformer Lejabot en fabricant de linge de maison en coton bio. Bravo, vous avez sauvé 70 emplois sur 177. [{bg66.jpg}] {{gauche}} Nathalie Attia, une conseillère en dialogue social que vous connaissez, vous félicite : "Mêler les politiques au combat, cela attire les repreneurs. En réalité, ce ne sont pas les élus qui vont pouvoir faire quelque chose juridiquement mais ils peuvent mobiliser des partenaires privés." [[Poursuivre|fin député]]